samedi 7 février 2009

La Linda

Non, ce n’est pas une superbe argentine... quoique... En tous cas, je vous rassure, Sylvain ne m’a pas quitté pour partir en courant avec elle ! « La linda » en espagnol veut dire « la belle », et c’est comme ça qu’est qualifié Salta où nous avons passé quelques jours. Après la traditionnelle visite de la ville et de son mirador, nous avons rayonné de là pour visiter des non moins « lindos » paysages.


Près de cafayate (lire cafachaté... et oui, nous sommes bien en Argentine et ici, le son « ill » -assez courant en espagnol- se prononce « ch »... Ca complique, juste un « petit » chouilla notre compréhension...) se trouve les 7 merveilles peut être pas du monde, mais en tous cas du coin : « la gorge du diable », « l’amphithéatre », « le mirador », « le crapaud », « l’obélisque », « les chateaux » et « la Yesera » (roche stratifiée de rouleurs variées) ! Tout cela étalé sur 40 km de la même route à l’entrée du village. Au début, nous voulions (surtout Sylvain) le faire en vélo, mais après des récits épiques d’amis croisés sur la route, on s’est décidé à le faire à pied et en stop. Heu... on a commencé à pied... Premier site, à 500 mètres le deuxième... Tout va bien... Le troisième à 4 km, OK... Il commence quand même à faire chaud, 11h, beau temps, pleine chaleur dans cette région de « cañons »... Le quatrième à 6 km... Toujours personne qui s’arrète malgrés nos pouces, sourires et parfois genoux à terre pour ajouter un peu d’humour... Heu... Est-ce que quelqu’un va finir par nous prendre ?! Et ouf ! Après une soixantaine d’échecs, Hugo et Patricia (charmant couple de Buenos Aires) nous ont pris dans leur pick-up. Eux aussi, visitant le coin, nous avons fait la route ensemble. Pour les remercier et pour se desaltérer, nous leur proposons un bière qui, au final, s’est transformée en déjeuner bien arrosé ! Très sympa ! Nous garderons pleins de bons souvenirs de Cafayate comme souvent, liés à de bonnes rencontres.


Nous sommes aussi allés à Cachi, village situé sur un haut plateau au milieu de montagnes... Le cadre est beau ainsi que le « vieux » village. Nous y avons dégusté du vin local, profité d’une maison rien que pour nous, et des points de vue des alentours...


On est même tombé sur 2/3 modèles de voiture ayant juste assez « d’expérience » pour tenter le Salar d’Uyuni... Qu’en dites vous Blandine et Benjamin ?!




mercredi 21 janvier 2009

La jalousie de l’arc-en-ciel

Après une rapide traversée de la ville frontière de La Quiaca histoire de nous rappeller gentiment que la route jusqu’à Ushuaïa est encore longue, nous partons pour la Quebrada de Humahuaca.


Humahuaca. Ce nom aux accents d’incantation indienne est celui d’une rivière du nord-ouest de l’Argentine. Cette rivière a la chance de couler au beau milieu (et le qualificatif n’est pas de trop) d’une vallée multicolore, ce qui lui vaut de figurer au patrimoine mondial de l’humanité. Et nous nous avons eu la chance de suivre la rivière, et donc la vallée.

Le problème c’est que, étrangement, on était pas tout seul à la traverser la vallée.
Nous sommes en janvier, soit au beau mieu des grandes vacances argentines. Résultat, un flot impressionnant de touristes, en grande majorité des étudiants argentins, âge moyen 22 ans.
Non pas qu’on apprécie pas la compagnie de jeunes étudiants argentins, mais c’est vrai qu’on apprécie avant tout le calme.
Alors sitôt entrés dans la Quebrada, sitôt sortis direction le petit village de Santa Ana à 120 Km soit 6 heures de route qui tournicote bien. Au programme : du grand-air, des promenades (dont un nouveau chemin Inca), des fleurs, beaucoup de fleurs et quelques après-midi pluvieuses pour se détendre.





Et surtout... ces montagnes multicolores à rendre jaloux un arc-en-ciel.





Retour dans la Quebrada pour la « fête de la chèvre et du fromage ». Fête dont nous partirons sans avoir entraperçu la moindre chèvre, et en manquant de peu de partir sans avoir goûter quelque fromage que ce soit. Mais on y a vu des gens, pas des touristes, des vrais gens... Parce que les touristes, c’est pas vraiment des gens. Ben ouai, c’est des touristes.



Visite express d’une ville typique de la Quebrada, Tilcara. Elle est effectivement « typique », mais surtout des effets du tourisme de masse sur une ville de 5000 âmes. Des boutiques, des boutiques et encore des boutiques, une place centrale transformée en marché pour touristes, un office du tourisme ou ce sont des guides qui te renseignent pour mieux te vendre leurs propres tours... Rien de tel pour nous faire fuir après un passage record de 45 minutes.

Notre fuite nous entrainera à Purmamarca, un village un peu moins fréquenté, quoique, mais dont les collines environnantes justifieront largement notre venue. Encore de quoi susciter la convoitise des arcs-en-ciels, avec notamment une jolie teinte pourpre peu commune pour de la pierre.



Nous sortons de la Quebrada pour nous rendre à San Salvador de Jujuy, la grande ville des environs. Hormis une petite sortie aux termes locaux, notre séjour sera essentiellement consacrée à dégourdir nos petites mains et pianoter tout plein dans des cybers cafés ou sur notre PC dans notre chambre d’hôtel, retard dans nos mails et nos articles de blog oblige.

Matérialisme

Les objets migrateurs

Ils s’étaient envolés lors de notre premier vol au Guatemala, mais ils sont revenus, un petit peu plus neufs qu’avant c’est vrai. Voici donc Amélie avec un joli couteau suisse flambant neuf et Sylvain avec un nouvel appareil photo pour prendre tooouuut plein de photo. Et merci à Clara et David de nous avoir permis de nous rééquiper partiellement après le départ prématuré de leurs prédécesseurs. Bon, l’info date un peu (de notre passage à Rio pour être précis) mais on avait oublié de vous la faire partager. Voilà qui est fait. Et le couteau suisse est bien utile ici, il permet de manger du « queso azul » (fromage bleu en espagnol dans le texte), chorizo... que de bonnes choses :o)


Tout compte fait

Vous vous souvenez certainement du vol dans un bus guatémaltèque. Vous vous souvenez peut-être aussi des retraits frauduleux sur notre carte bancaire. Et peut-être aussi vous souvenez-vous du retrait raté dans un distributeur de la Banque Nationale de Bolivie.
L’addition, au final, était tellement salée qu’on l’appelait notre addition Uyuni (3 600 euros évaporés dans la nature).
Et bien figurez-vous que, en l’espace de 15 jours... :
- Le retrait raté nous a été remboursé
- Les retraits frauduleux nous ont été remboursés (la loi française heureusement nous protégeait)
- Le vol nous a été remboursé (hors franchise d’assurance, devises volées et articles sans factures) - Et merci à maman Dujardin d'avoir géré toute la paperasse...

En gros, on y a certes laissé quelques plumes, mais on a récupéré une grande partie des fonds disparus. Alors bien sûr ce sont des propos très matérialistes, mais même si l’argent ne fait pas le bonheur, il est clair que c’est pour nous un grand bol d’oxygène financier, et figurez-vous que nous nous sentons un peu plus léger depuis ces différentes annonces. Alors ça méritez bien un petit article dans ce blog...

vendredi 16 janvier 2009

Bolivie, c’est fini...

Et dire que c’était le pays de nos premières maladies...

Là où les indiens sont cowboys (et vice versa)

Sitôt nos organismes rechargés plus qu’il n’en faut en sels minéraux, nous partons en destination de Tupiza, petite bourgade bolivienne qui nous ferait presque nous sentir en plein Far West. Non pas qu’ici on se tire dessus à chaque coin de rue, les boliviens sont toujours aussi pacifiques, mais la ville est litteralement immergée dans un décors que l’on croirait tiré d’une BD de Lucky Luke. Des cañons aux teintes allant du jaune canari au pourpre.
Et comme pour mieux accentuer cette impression, ici on se déplace encore bien souvent à cheval, et pas seulement pour le folklore.
Cerise sur le gateau : Butch Cassidy a été liquidé à 20 km de là par quelque chasseur de prime.
Une différence notable quand même à faire retourner John Wayne dans sa tombe : ici ce sont les indiens, des Quechuas en l’occurence, qui jouent les cow boys...




Au programme de ces quelques jours : Repos. Le fameux repos que nous étions censés nous accorder à Sucre avant que le jour de l’an à Uyuni vienne tout chambouler (à notre plus grand bonheur). Donc... repos.
Et logiquement on commence par un triathlon...

Non, je n’ai pas réussi l’exploit d’entrainer Amélie dans une course avec running, VTT et natation.

Le triathlon à la sauce Tupizienne ça donnerait plutôt ça : cheval + jeep + VTT (en descente seulement, faut pas déconner).
Un bon moyen de visiter de biens jolis spots des alentours et de galoper au milieu des cactus façon Clint Eastwood, sauf que Clint il avait pas de casque à vélo sur la tête, et ça c’est la grande classe.



Et toujours dans l’optique de nous reposer, on se fera quand même l’ascension d’une montagne environnante, le Cerro Elefante, ou plutôt de sa voisine, parce que quand on est à plus de 4000 mètres, qu’on se plante de chemin et qu’il faut redescendre pour remonter ensuite, ben on change le plan initial, et c’est les poumons qui nous remercient... Et oui, comme dit l’adage, montagne ou pas montagne, un éléphant ça trompe énormément..



Mais rassurez-vous, on a pas fait que se reposer. On a quand même fait l’effort de rester au lit 3 jours à rien f aire ou presque. Aidé en celà, il est vrai, par 24h d’une digestion plus que délicate...


Vous reprendrez bien un petit verre de vinaigre ?

Nous quittons Tupiza et ses cañons pour Tarija et ses canons. Tarija est LA ville bolivienne du vin. Elle est aussi bien plus riche que ses consoeurs du nord, ces deux caractéristiques n’étant sans doute pas sans rapport.

Nous, avides assoifés de culture que nous sommes, nous faisons un devoir de visiter la « bodega » d’une des maisons vinicoles des environs. Nous choisissons de rendre visite à la « casa vieja » qui poduit du vin de façon artisanale. Du vin ? pas sûr... On aurait dû se méfier de cette maison au nom qui en disait pourtant long. Parce qu’en fait de vin on nous a servit quelquechose qui ressemblerait plus à du vinaigre au dire de nos papilles gustatives françaises. Verdict : imbuvable, même par des gosiers expérimentés comme les notres. Et nos verres sont restés au trois-quart pleins sur la table, ce qui n’est pas vraiment dans nos habitudes. De quoi nous faire regretter notre bonne vieille bouteille de villageoise millesime 2008.

Pour évacuer les excès de la veille (un quart de verre de Casa Vieja à deux) rien de tel qu’une petite marche. Trois jours dans la réserve biologique de Sama le long d’un « camino inca », comprenez un sentier pavé (grossièrement) par les incas il y a de ça quelques siècles déjà.
Départ à 3700 mètres d’altitude au milieu des lamas et flamands roses accompagnés de Lucia et Franco, deux argentins sympathiques rencontrés dans le premier refuge.




Pêle-mêle, nous traverserons des paysages magnifiques, chercherons sans succès des peintures rupestres, traverserons des paysages magnifiques, nous reconcilierons avec le vin bolivien un soir de pluie dans le second refuge, traverserons des paysages magnifiques, et je me ferai une entorse de cheville, et moi une inflammation des gencives à force de mordiller des bouts de charqui de lama (bouts de viande séchée salée). C’est fou comme il oublie vite... Il s’est aussi cassé une dent ! Je vous assure que nous avons amèrement regretté de ne pas avoir emmené dans nos bagages mes collègues (dentiste et kiné).




Arrivée à 2200 mètres... Oui, vous l’aurait compris, on avait choisit le « bon » sens.

La dernière nuit nous essuierons une grosse grêle rarissime aux dires des locaux. Une anecdote pour nous, une catastrophe pour les paysans locaux. Il ne restera pas grand chose des plantations environnantes.



Nous quittons la Bolivie en empreintant la route spectaculaire qui mène à Villazon/La Quiaca... Route qui a donné des sueurs froides à Sylvain... La vue de carcasses de bus (dont une de la même compagnie que la notre...) en contre-bas et les croix tout le long de la route lui ont donné les mains moites ! Heureusement maman que tu n’étais pas là...

Nous quittons la Bolivie, mais pour un temps seulement... Nous y repasserons au « retour ». Nous n’avons pas encore eu l’occasion de visiter la région nord du pays (La Paz, Lac Titicaca, route de la mort !!! Et oui, il y a une route spectaculaire à descendre en vélo et mon trouillard de Sylvain en bus rêve de descendre une route pire en vélo... Allez comprendre !)