mercredi 5 novembre 2008

Le Triskell nicaraguayen

Le Nicaragua est, paraît-il, le pays des volcans. On ne voit vraiment pas pourquoi, avec seulement 25 volcans sur un territoire aussi petit. les nicaraguayens le revendiquent d’ailleurs volontiers au point de faire figurer 5 volcans sur leur drapeau (ainsi qu’un bonnet phrygien en clin d’oeil à la révolution française, mais ça c’est une autre histoire...). Un grand nombre de ces volcans sont encore actifs, parait-il que c’est à cause d’un battle de plaques tecktonik (comprendra qui pourra...)

Le Nicaragua est aussi un pays d’eau. Il propose bien sûr de nombreuses plages, dont certaines sont tout bonnement idylliques, mais il est également l’hôte de deux lacs gigantesques (les lacs de Managua et... du Nicaragua). Et je ne vous parle pas de la pluie (cf. article précédent).

Enfin, c’est un pays de terre. Le pays est le plus pauvre d’Amérique latine. Les secteurs industriels et tertiaires y sont quasi-inexistants. La majeure partie des ressources provenant de l’agriculture. Le Nicaragua demeure ainsi un pays largement rural.

L’eau, la terre, le feu, voici pour le clin d’oeil aux bretons et à leur Triskell.

Pendant deux semaines, notre voyage a été plus que jamais placé sous le signe de ce Triskell.


Lâchez les fauves

Leon est l’ancienne capitale du Nicaragua. C’est une des 2 villes coloniales historiquement très importantes du pays (avec Granada). Elle reste très dynamique aujourd’hui. Située entre le Pacifique à l’ouest et une chaine de volcans à l’est, nous y avons passé quelques jours bien agréables.

Nous avons d’abord fait un saut sur la côte. Ce petit plouf dans cet océan tumultueux ne nous a pas permis de nager (trop de courant), mais on y a joué comme des enfants, à essayer de surfer sur la vague. Nos efforts auront été récompensés par un coucher de soleil de carte postale.



Après la mer, la montagne : nous avons signé pour un treck de 2 jours, l’ascension du San Cristobal, le volcan le plus haut de la chaine (1745m).

Il se dit que c’est l’ascension la plus difficile du coin. Je confirme ! Le premier jour nous avons eu droit à une courte marche d’approche... sauf que, pour nous, la nature a décidé d’y mettre un peu de piment : pluies diluviennes qui ont transformé le chemin en lit de rivière en une 1/2 heure. Il a plu jusqu’au petit matin... Petit matin où nous nous sommes levés pour découvrir un ciel clair...Ouf (que je croyais). L’ascension s’anoncait bien... mais voilà, le sol du volcan est favorable au « moon walk » : un pas en avant pour se retrouver deux en arrière . Le sur-place, ça fatigue et, par définition, ça ne fait pas avancer. Je suis arrivée rincée au sommet, mais récompensée par une vue à 360° absolument splendide. Nous avons fait le tour des deux cratères. L’un actif, l’autre éteint où nous sommes descendus.



Le retour au bercail a été laborieux. Tout aurait été parfait si on avait pas déjà signé pour un autre volcan dès le lendemain... Mes pauvres cuisses...

Après le San Cristobal, nous nous attaquons au Cerro Negro, plus jeune volcan d’Amérique centrale. Il a moins de 150 ans et ne mesure que 700 et quelques mètres. C’est une petite ascension, mais avec une belle vue sur la chaine des volcans (contraste entre le vert des vieux volcans et le noir des ptits jeunes hyperactifs qu’il faudrait parfois traiter au Prozac....). Et pour l’anecdote, ce volcan se redescend en surf ! L’idée est saugrenue, mais la réalisation assez sympa !


Marché ou marcher ?

Masaya est une ville connue pour ses marchés de produits artisanaux. C’est en fait, une escale pour bus de touristes, avec peu de charme et les même produits d’un stand à l’autre. Il faut sortir des sentiers battus pour trouver un peu d’authenticité : entrer chez un potier à San Juan del Oriente, voir confectionner un hamack dans une boutique excentrée de Masaya, aller voir le Volcan et la lagune...

De mon côté, quelque peu déçu par ces marchés bien fades, je profite d’une nouvelle opportunité pour grimpouiller gaiement un nouveau petit volcan (mais qui ne compte pas moins de 5 cratères, dont 1 actif). Petite rencontre sympathique avec une tribu de singes sur le chemin du retour. Le plus téméraire de la tribu (sans doute le chef) me faisant comprendre par un lancer répété de branches en ma direction que ma présence ici était indésirable.

Et, les gars! puis-je me permettre de vous rappeler qu’on a des ancêtres communs !!! Nan mais. L’influence du créationisme chez les singes sans doute... Pourtant vous ne pouvez pas dire que je ne fais pas d’effort côté mimetisme, avec ma barbe hirsute qui vient renforcer mon côté primate naturel. Si j’étais pas aussi nuisible, je pense que je ferais parti des espèces protégées.

Une chose nous aura particulièrement plu à Masaya, c’est bête, mais il faut bien l’avouer : c’est qu’il y avait la télé dans notre chambre, avec TV5 monde ! On a pu regarder les infos, les chiffres et les lettres, envoyé spécial, thalassa... Mine de rien, ça nous a fait du bien, presque à nous filer un petit coup de « cucaracha » sur le départ (vite envolé, je vous rassure).


Une explosion de couleurs

Granada est certainement la plus belle ville du pays. Située entre le volcan Mombacho et le lac Nicaragua, cette ville coloniale a gardé toute sa splendeur d’antant. Les maisons y sont bien entretenues et colorées, et la place centrale y est particulièrement ombragée (ce qui n’est pas désagréable vu le beau temps et la température....). Il doit être agréable d’y vivre. Mais nous ne faisons qu’y passer, l’île Ometepe nous attend !

Allez, je ne résiste pas à l’envie de vous conter l’histoire d’un homme qui, à sa manière, a marqué celle de nombreux pays d’Amérique centrale.

Cet homme est un certain William Walker, une sorte d’américain mégalo qui un beau jour a décidé de conquérir toute l’Amérique centrale.

C’était en 1850 et des brouettes, il est arrivé avec une poignée de mercenaires américains (56 pour être précis), et à commencé par conquérir le Mexique où il s’autoproclame président avant d’être honteusement chassé du pays.

Puis il s’attaque avec succès au Nicaragua, étant « élu » président du pays. Bien entendu, les Etats-Unis s’empresseront de reconnaître ce nouveau gouvernement. Ce grand démocrate décida entre autres choses de faire de l’anglais la langue officielle et de rétablir l’esclavage... Pas mal. Il empruntera même à titre personnel en mettant le pays entier en gage.

Puis il continua sur sa lancée en partant à la conquète du Costa Rica.

Bon, après ça, le mec au yeux menthe à l’eau s’est un peu perdu dans sa mégalo. Il a fait savoir qu’il comptait bien conquérir l’ensemble de l’Amérique centrale, ce qui n’a bizarrement pas plu à ses voisins qui ont décidé de le chasser.

Avant de fuir Granada, le gentilhomme a quand même prit le temps de mettre le feu à la ville.

Il pris même pris la peine d’installer un panneau à l’entrée de la ville disant « Ici était Granada ». La classe...

Bon, y aurait encore pas mal à dire sur lui, mais il se fait tard, alors je vous la fait courte :

Il a reessayé d’envahir le nicaragua 6 mois plus tard sans succès, puis 4 ans après, mais cette fois il a fini par se faire fusiller par les ingrats Honduriens. Faut pas déconner quand même...

Je vous ai mis sa photo au cas ou vous le croiseriez. Auquel cas un conseil : changez de trottoir... Pourtant il a pas l’air comme ça...

Voilà, en lisant son histoire, ce mec m’a tout de suite paru sympathique, j’avais donc envie de me charger des présentations...

samedi 25 octobre 2008

7 ans après...

7 ans après être venus pour un projet étudiant à Esteli (Nicaragua), me voici de retour... Les choses ont quelque peu changé et ma mémoire de poisson rouge a quelques difficultés à se repérer. Un pont détruit par le cyclone Mich a été reconstruit (auparavant nous traversions la rivière sur des pierres) ; Une fabrique de cigares est apparue dans le quartier où nous avions mené le projet, apportant du travail mais dans des conditions déplorables. L’association Funarte, pour laquelle nous étions intervenus et qui propose des ateliers de peinture aux enfants, a déménagé dans des locaux plus spacieux... Mais d’autres choses n’ont pas changées. Nous logerons quatre jours dans la maison de Dona Julia, qui m’avait déjà hébergé pendant 2 mois il y a 7 ans, retrouvant ainsi avec plaisir son « gallo pinto » (mélange de haricots rouge et de riz) et ses « frescos » (jus de fruits frais). Dona Julia est une sorte de mère courage bien connue dans son quartier, engagée associativement et politiquement (inconditionnelle du Front Sandiniste de Libération National, parti révolutionnaire qui renversa le dictateur Somoza et lutta pendant près de 10 ans contre des contre-révolutionnaires armés et financés par les Etats-Unis de Reagan. Trop long à expliquer mais les Ricains ont ici aussi fait beaucoup de mal. Un des fils de Dona Julia est mort pendant la contre-révolution).


Aujourd’hui, du haut de ses 76 ans, elle est beaucoup moins activ
e et a des soucis de santé, en particulier depuis la disparition de son mari, Don Benjamin, décédé il y a deux ans de la maladie d’Alzheimer. Déjà lors de notre premier passage il semblait un peu déconnecté du monde réel. Mais Dona Julia n’en reste pas moins ma « mama » du Nicaragua, toujours aussi dévouée et pleine d’attentions. Hormis Dona Julia, je n’aurais pas croisés beaucoup de personnes au visage familier. Seulement quelques enfants de Dona Julia, dont la présidente du Funarte, et quelques jeunes du quartier, dont certains ont, semble-t-il, « mal tournés », dépensant le peu d’argent qu’ils ont en alcool. Mais les retrouvailles avec eux se sont néanmoins très bien passées... Je craignais beaucoup ce retour si longtemps après, mais j’ai été très touché de l’accueil reçu chez Dona Julia, et du fait que les jeunes se souvenaient de moi et de mon prénom (ou plutôt de mon surnom, Cissou, Sylvain étant trop compliqué à prononcer) ce qui n’était pas vraiment réciproque mais celà ne vous surprendra pas... Et puis voir la « casa comunal » que nous avions construite accueillant une centaine d’enfants pour un atelier de peinture m’a évidemment ravi.





















Qui sait, dans 7 ans peut-être....

Et pour moi, il a été très agréable de pouvoir visualiser ce dont Sylvain m’avait parlé : mettre des visages sur des noms, des images sur des lieux, ... Et surtout, rencontrer sa famille d’accueil si gentille et avec une telle énergie ! C’est une expérience extra de partager la vie des gens dans un pays que l’on découvre, un vrai atout !

Hormis le temps consacré aux rencontres, peu d’occasions de visiter les environs. La météo très défavorable nous l’aura interdit. Il semble qu’une « onde tropicale » était bloquée sur la côte Caraïbes depuis près d’un mois. Résultat : une pluie quasi discontinue dont les conséquences à court et moyen terme pour les populations locales sont graves. Hormis les disparitions (dans des cours d’eau déchainés), la pluie est également responsable de la destruction d’une grande partie des récoltes (notamment les fragiles frijoles), de nombreuses maladies chez les plus fragiles, de l’indisponibilité de certaines infrastructures (ponts, routes...), de l’augmentation du prix des denrées alimentaires... Bref, pas folichon folichon tout ça...

lundi 20 octobre 2008

Sylvamé qui ne roule pas, amasse mousses...

(désolé...)
Descente vers le sud, non pas attiré par le pôle magnétique, mais plutôt par le bock maltique.
Bob, un sympathique maître brasseur de l’Oregon, a eu la bonne idée (en réalité une histoire de coeur) de s’installer ici, au Honduras, et d’amener avec lui tout son attirail pour brasser de non moins sympathiques cervezas. Nous ne pouvions décemment pas rater ce rendez-vous. La princesse de la bière, qui se reconnaîtra, ne nous l’aurait jamais pardonné...
Nous voici donc arrivés sur les abords du lac Yojoa, qui ne fait pas parti (à tort) des étapes incontournables du backpacker d’Amérique centrale, et qui abrite une population d’oiseaux importante (nous en reparlerons).

La première matinée sera consacrée... à la bière. Non chers parents je ne me suis pas levé à 6h pour piccoler gaiement... mais juste pour observer et questionner Bob sur le comment qu’on fait ce truc à bulle qu’est quand même ‘achement bon. Même si bon, par professionnalisme il a bien fallut goûter la bière pour s’assurer qu’elle était potable. Dixit Bob, la bière c’est facile, tu peux en faire dans ta cuisine, et si tu as des questions tu peux m’écrire sur ma boîte mail...
Chérie, faudra qu’on ait une grande cuisine !!!
L’aprem, nous partons gagner de l’argent à Las Vegas...
Après l’alcool, le jeux, ben elle est belle la jeunesse tient...
Las Vegas est en fait une petite ville sans grand intérêt si ce n’est qu’il est possible de tirer de l’argent au guichet de la banque, ce qui n’est pas le cas partout. Ici, pas de distributeurs de billet (le réseau bancaire n’arrive pas jusqu’ici...), et nous n’avions pas prévu le coup.
Puis vamos à la cascade de Pulhapanzak, 43 m de haut.

Le lendemain, escapade dans le Cerro Azul, un parc national des alentours qui offre la possibilité de randonner sans guide, car bien balisé, ce qui est particulièrement rare. Le tout sous la pluie, sinon c’est pas drôle.
Pour toute personne ayant déjà marché avec moi, il est de notoriété publique que je marche lentement. Pour toute personne ayant déjà marché avec Sylvain, il est de notoriété publique qu’il ne marche pas, il court ! Je ne vous raconte pas mon état au sommet du Cerro Azul ... Pour ne pas trop faire attendre Sylvain, j’ai essayé d’augmenter mon rythme : j’ai surtout augmenté mon rythme cardiaque et ma tension je pense... Je suis arrivée en haut rouge comme une tomate séchée. Avec la pluie, je me suis mise à fumer telle une cocotte minute ! Il y a eu des photos preuves à l’appui que je me suis empressée de supprimer. Je tiens aussi à préciser qu’à la fin de la balade Sylvain était frais comme un gardon poisson rouge qui n’a fait qu’un tour de bocal !

La pluie qui se réinvitera le lendemain pour une excursion sur le lac avec deux sympathiques étudiants français, et un jeune local qui mènera bien notre barque et nous présentera les quelques volatiles que nous croiserons.


En conclusion, nous pasâmes 3 jours très agréables dans cet endroit. L’excellente bière accompagnant dignement une cuisine excellente, et les alentours valant largement le détour par ici.

L’escale brassicole terminée, nous continuons notre route sur Tegucigalapa, capitale du Honduras. La ville a peu d’intérêt, ou tout du moins nous ne l’avons pas vu, sauf peut être celui de renfermer quelques boulangeries qui préparent des... baguettes.
Et une Dujardin digne de ce nom ne peut décemment pas laisser passer l’occasion. Admirez plutôt : Ne dirait-on pas une jeune « graduate » d’Harvard tenant fièrement son diplôme fraichement obtenu. Toutes mes félicitations !!! Et bon appetit...
Le but de l’escale technique à Tegus était de prendre un bus tôt le matin à destination du Nicaragua, ce que nous ferons.

dimanche 19 octobre 2008

Yes comment...

Un petit article pour vous remercier pour les petits commentaires que vous laissez de temps à autre sur notre blog ou sur les albums photos. Nous les lisons toujours avec plaisir. Même lorsque c’est l’occasion de se moquer allègrement de mon maillot de bain au style inimitable (vous verrez un jour, le « moule-bite » reviendra à la mode...), ou de mes poils de barbe qui se comptent sur les doigts d’une main...

vendredi 10 octobre 2008

Utila quoi ?!

Lors de nos derniers jours au Guatemala, nous nous sommes pas mal interrogés sur notre prochaine destination... On savait qu’on allait plonger, mais où ? Plusieurs derbys on eu lieu, souvent avec des résultats assez serrés...
Belize et son Blue Hole – VS – Honduras et ses Bay Islands 0 – 1
Mais le problème n’a pas été resolu si facilement... il y a un « s » à Islands...
Utila – VS – Roatan 1 – 0
Utila est très réputée pour ses écoles de plongées dites les moins chères du monde... Moi, je pense qu’elle devrait être encore plus connue pour ses moustiques !!! Je pense qu’ici, ils les élèvent en batterie...
Petit intermède relatif aux moustiques :
Sachez, à toute fin utile, que le meilleur moyen de se prémunir contre les piqûres de moustique est de se trouver à proximité d’un des mets favoris de ces derniers, citons en exemple Amélie... Je sais pas trop ce qu’elle a dans son sang (à part de l’alcool) mais je peux vous assurer que les moustiques en raffolent... Bref, Amélie, c’est un peu mon anti-moustique à moi.
Le problème se pose quand elle n’est pas à côté de moi. J’en ai fait la désagréable expérience lors de l’ascencion du volcan San Pedro près de la ville du même nom et du lac Atitlan. Les moustiques se sont souvenus que, moi aussi, j’avais du sang qui coulait dans mes veines. Certainement moins goûtu que celui d’Amélie, mais néanmoins comestible...
Résultat. Match aller Sylvain - VS – moustiques : 0 – 15 (mais ils jouaient à domicile....)
Mais attention, même quand Amélie est dans les parages, des risques existent...
Supposons en effet qu’Amélie ait pris la peine de s’enduire le corps de répulsif anti-moustique, et que je n’ai pas pris la même peine : là encore, mon intimité corporelle est menacée. Hier, par exemple, nous allions tranquillement voir 5 baleines échouées sur la plage en croisant sur la route un perroquet multicolore ne semblant pas le moins du monde contrarié par notre présence à 10 cm... mais je m’éloigne du sujet... bref une journée banale... Quand soudain c’est le drame...
Une armée de moustiques enragés armés jusqu’au proboscis (cf. portrait robot de l'agresseur ci-dessous) se rue sur moi. Moi, courageusement, je prends la fuite, mais ceux-ci se montrent plus rapides que moi (faut le faire...). Je décide alors de m’arrêter et de contre-attaquer, m’auto-administrant par la même occasion un certain nombre de baffes bien méritées au dire de mes parents.
Résultat. Match retour Sylvain - VS – moustiques : 18 – 42 (mais ils jouaient encore à domicile....). Pas une partie de mon anatomie intacte. Enfin, si, une (et pourtant pas la plus petite soit dit en passant huhum...), mais faut dire que je portais une protection de marque Tribord et de couleur noire visible sur les photos des termes (comme Ronan l’a si bien remarqué).
Depuis cet épisode, j’ai confisqué le répulsif à Amélie (Nan mais).
C’était la minute... nécessaire ( ???)... de M. Sylvain.


Pour ce qui est de notre destination, nous sommes fixés. Maintenant, encore faut il se rendre sur place :
Une journée de transport (bateau, bussss) Livingston/La Ceiba – VS – Une journée d’attente sur le quai pour cause de panne moteur du bateau La Ceiba/Utila 1 – 1 (malheureusement)
L’étape suivante s’est plus déroulée comme un marathon que comme un match... Vous connaissez tous les images de celui de NY quand les participants passent tous sur le pont... ça
ressemble tout à fait à la foule qui nous attendait sur le quai de l’ile pour nous vendre leur école...C’est Cross Creek qui gagne sur le fil grâce à une chambre double climatisée ainsi que des infrastructures plutôt sympas...
Finis la compète, place aux cours : Sylvain passe son « advanced » et Amélie son « open water » MERCI LES COPAINS ! V’la un cadeau que les voleurs n’ont pas pu me piquer et je vous le dis, ce n’est pas des moindres... J’accroche vraiment beaucoup et ai d’ailleurs enchainé avec « l’advanced » . Ca me permettra de plonger avec Sylvain sur d’autres sites (quelque soit la plongée)...

En gros : Utila, utile à quoi ? Utile à plein de trucs : apprendre à plonger ou se perfectionner, comprendre l’intérêt du répulsif à moustique, se détendre posé au même endroit pendant un temps, profiter du soleil... (pas de pluie depuis que nous sommes arrivés !), rattraper le retard accumulé sur le blog, se baffrer de baleadas (grandes galettes de blé garnies à discrétion) (hummm)...
Mais bon, toute bonne chose à une fin... Et Sylvain, en feuilletant le lonely, a trouvé une micro-brasserie sur la route pour se rendre à Tégucigalpa... Je vous laisse imaginer le score de eau – VS – bière... Le score final est sans appel, nous partons donc dimanche matin aux aurores !