mercredi 8 octobre 2008

Migration vers le grand Nord

Les (ruines de) Copan d’abord :
Avant de nous rendre sur la côte caraïbes du Guate, nous faisons escale à Copan Ruinas, côté Honduras, pour voir quelques ruines (ça faisait longtemps).
Les ruines de Coban sont considérées comme les plus belles du Honduras. Mais à vrai dire, des ruines mayas aux Honduras, y en a pas beaucoup beaucoup. Bref, c’était pas trop mal, mais l’endroit ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
Quelques jolis perroquets sont quand même venus mettre un peu de couleurs dans un décors plutôt gris, entre les pierres des pyramides et le temps humide...



Si tu vas à Rio, n’oublie pas de prend’ ton maillot :
Arrivée à Rio Dulce, sur la cote caraïbe du pays. Ville située à l’extrémité du lac Izabal, plus grand lac du Guatemala. La zone est relativement marécageuse, et nous nous choisissons un sympathique hôtel sur pilotis accessible uniquement par bateau à moteur, et pour les plus téméraires par canoë. Les résidents sont parfois de sympathiques backpackers, parfois de moins sympathiques mais néanmoins peureuses bêtes velues à 8 pattes portant le doux nom de Tarentule. Mais que ça ne vous empêche pas de venir nous voir !!! En plus, c’est même pas mortel parait-il. Juste une petite paralysie de rien du tout. Enfin j’ai pas vérifié.
Nous avons retrouvé ici un couple d’américains avec qui nous avions sympathisé à San Pedro. Ils ont un voilier, plutôt pas mal, amarré à Rio Dulce.
Au programme également, petit bain dans des eaux chaudes (ça commence à devenir une habitude que je trouve pas désagréable du tout !) et visite d’un château qui, fut un temps, était censé protéger les comptoirs espagnols des pirates, mais qui semble-t-il a plutôt été un terrain de jeux pour ces même pirates qui n’ont cessé de le détruire, et les espagnols de le reconstruire...

Livingston, un autre Guatemala :
Départ ensuite pour Linvingston, accessible par bateau uniquement après une descente de quelques heures du rio dulce (le fleuve cette fois-ci).
Cette petite ville côtière est à majorité Garifuna, traduisez les gens y sont plutôt noirs de peau, puisqu’ils sont les descendants directs des esclaves africains exilés de force par les britaniques après une révolte. Ambiance proche de celle du Belize, assez rasta cool.
Nous y goûterons le Guifiti, alcool local à base de plantes terrestres et aquatiques, nous initierons aux rythmes garifunas, et nous baignerons dans des eaux d’un bleu à faire palir un schtroumph...

lundi 6 octobre 2008

Nous sommes sauvés !!!

Rappel du précédent épisode : Sylvain et Amélie, après avoir résisté à l’attaque d’un troupeau de moustiques en rut, survécu à la consommation répétée de tortillas avariées, éteint une éruption volcanique (je ne dirai pas comment mais il faut savoir que nous avions légèrement abusé de la bière locale la veille) et surmonté biens d’autres terribles épreuves encore, sont enfin arrivés à sortir du Guatemala sains (mais pas d’esprit) et saufs (votre respect). Pour plus de détails, vous n’aurez qu’à lire les articles précédents.

Nous voici donc au El salvador qui, comme son nom ne l’indique pas, a une sacrée réputation de pays pour le moins craignos. Jugez par vous même : 10 morts violentes chaque jour. Quand on voit le pays sur une carte et quand on calcule le ratio par habitant, ya de quoi considérer Haïti ou le Soudan comme des destinations sûres...
Destination la route des fleurs dans l’ouest du pays, entre Ahuachapan et Sonsonate.
(J’ai un doute... les fleurs, elles sont là pour fleurir... les tombes ?)



Après une première impression négative grandement influencée par une nuit dans un hôtel de passage avec check out time à 7 h du mat, histoire sans doute de cacher les activités principales de la maison, nous avons été litteralement enchanté par notre séjour au El Salvador.
D’une part par le activités, avec mention spéciale pour 4 heures passés dans des termes naturels au beau milieu d’une plantation de café. Pas un seul client à l’horizon, juste nous deux et notre machine à café... et une overdose de café bien méritée...

D’autre part les gens. Peut-être est-ce dû à leurs contacts limités avec le tourisme (yaka voir la réputation pas forcément justifiée du pays pour comprendre), mais le fait est qu’ici la gentillesse est un sport national... et nous avons été ravis d’assister à quelques matches du dit sport. Bref, de quoi remettre en question la mauvaise réputation qu’à le pays aux villages sans prétention.
Pour autant nous ne resterons que 4 jours dans le pays. Il nous faut repartir vers le grand nord...

Défis Sylvaméricains

Les plus curieux et les plus assidus d’entre vous, autrement dit nos parents, auront remarqué la présence d’un « gadget » insolite dans la partie droite du Blog : les « Défis Sylvaméricains ». Petite explication de texte...

Certains de nos (ex) amis ont certainement pensé que nous allions nous ennuyer durant tout ce temps. Ou peut-être ont-ils tout simplement décidé de se venger, jaloux qu’ils étaient de nous voir partir. Bref, on ne sait pas vraiment ce qu’ils ont pensé. Ce qui est certain c’est ce qu’il nous ont dit...

Notre mission, que nous l’acceptions ou que nous ne l’acceptions pas, sera d’accomplir tout au long de notre périple un certain nombre de « défis ». Comme vous le constaterait par vous même, ça ne vol pas haut, mais yaka voir nos amis pour comprendre qu’on pouvait pas vraiment s’attendre à mieux. Mais bêtes et disciplinés que nous sommes (quoique j’ai quelques doutes sur la discipline), nous allons nous exécuter, ou tout du moins tenter de nous exécuter...


Cette mise au point était je crois nécessaire : n’allez pas penser que nous avions comme fantasme ni même objectif personnel de roter l’alphabet espagnol au sommet d’un building, encore moins de faire un concours de pets avec nos parents (et oui, va falloir que vous vous prépariez psychologiquement, ou que vous annuliez votre voyage...). Une exception notable toutefois : Danser avec une brésilienne en string fait effectivement parti de mes fantasmes (merci Jean-Phi). Me faire bastonner par son copain moins... Nous verrons bien...

mardi 23 septembre 2008

San Pedro avec Pedro


Nous voilà repartis pour de nouvelles aventures... Nous avons quitté San Pedro, ses cours d’espagnol et notre famille d’accueil, et pour moi, les cours de tissage. Je les ai pris avec la grand-mère de notre famille. Je me suis fait une ceinture transformée en bandoulière de sac à main ...
Nos aventures nous ont donc menés à Antigua sans passer par la case Xela... Snif, on y aurait bien gravi le volcan Tajumulco, plus haut sommet d’amérique centrale, mais son ascension est momentanément impossible. Les locaux ont fermé l’accés et négocient un tarif d’entrée. Pour la peine, nous avons gravi le volcan Pakaya... On a eu chaud ! Notez, c’est un peu normal, c’est un volcan encore actif et la lave coulait juste a coté de nous.






Nos différents trajets sont des aventures en soit ! Pour aller d’une ville à une autre, on utilise des CHICKEN BUS. Quiquonque ayant voyagé en amérique centrale se souvient des chicken bus ! Ce sont des bus scolaires américains qui après une première vie bien remplie aux US viennent pour une seconde non moins extravagante en amérique centrale ! C’est une deuxième jeunesse pour eux : ils sont relookés (cf photo), et plus ou moins trafiqués (changement de moteur, mais pour sur, pas d’amortisseurs :o) ) On ne va pas bien vite sur les routes, elles sont parsemées de ralentisseurs... Ce sont des espèces de dos d’ane mais bien plus traitres. Ca, avec n’importe quel moyen de transport local, ca vous fait décoler de votre siège.
En chicken bus, vu l’absence d’amortisseurs, et l’idée fixe du chauffeur de vite arriver pour vite repartir , ca devient un vrai manège à sensasions fortes. Le fait d’être 3 voir 4 par banquette de 2 normalement, ne retire rien au charme de l’engin.

lundi 15 septembre 2008

Lundi 15 septembre 2008, jour de la fête nationale au Guatemala.

Cela fait donc une semaine que nous sommes à San Pedro, au bord du lac Atitlan. Nous sommes là pour prendre quelques cours d’espagnol. C’est un village réputé pour ses écoles. La notre nous a été conseillée par Aymerick, un ami passé par là il y a 3 ans. Elle s’appelle « cooperativa spanish school ». L’argent versé par les élèves (nous) est divisé en trois :

1. pour l’école et son fonctionnement, entretien, ...

2. pour les enseignants, rémunérés uniquement les jours où ils enseignent

3. pour des familles pauvres que l’école aide (nourriture, enseignement, ...)

Nous prenons donc des cours particuliers, 4h tous les matins, 5 jours par semaine, et 2 semaines dans notre cas. Le cadre est superbe, nous nommes dans un jardin très soigné, chaque élève avec son professeur sous une petite hutte. La vue donne sur le lac et ses environs soit des volcans...

Nous sommes également hebergés dans une famille. C’est une option que propose l’école. Alejandra, comme la majorité des mères de famille guatémaltèques, est femme au foyer. Elle tient aussi une petite « tienda » (pièce de la maison donnant sur la rue transformée en petite épicerie du coin). C’est avec elle que nous avons le plus de contact. Elle nous prépare de bons petits plats tous les jours, tisse (précisons que Amélie avait initialement écrit « tise »..., merci pour Alejandra qui ne boit que des sodas...) à ses heures perdues et est très sympatique. Elle a surnommé Sylvain : « el gigante ». Son mari, Pédro, est « rebouteux ». Il n’a fait qu’une année d’étude dans le médical/paramédical, mais a appris aux cotés de différents praticiens. Il croit, à juste titre je pense, qu’il n’y a pas qu’une façon de soigner et qu’il faut s’adapter aux patients. Il se dit infirmier/kiné/toubib... En tous cas, il soigne les gens du coin et des environs à toutes heures, du jour comme de la nuit. Nous le voyons aux heures des repas si il n’est pas en soin. Leurs enfants, Pétrona (14 ans) et Roni (20 ans) sont moins présents. Roni fait ses études d’ingénieur à Xela (grande ville du coin), il ne rentre que lors de congé (tel la fête nationale) et Pétrona est une adolescence qui traîne avec ses copines.

Nos journée sont donc occupées le matin par les cours. L’après-midi, nous faisons nos devoirs pour le lendemain. Lorsque le temps nous le permet ( il pleut souvent après 3-4h), nous visitons le coin et faisons les activités proposées par l’école : projection de docu, conférence, cours de salsa, excursion le week-end. Cette fois-ci, on a fait un parcours aventure (tyrolienne dont la seconde accrochés par l’arrière... tel super-chica et super-gigante !!!) Le dimanche, c’est relâche, autant pour nous que pour nos familles d’accueil. Hier, nous en avons profité pour grimper en haut de « el Nariz del Indio », montagne surplombant le village. La vue de là-haut est imprenable. Nous dominons le lac Alitlan, les villages le bordant, et voyons à 360°. Les volcans de la région se dévoilent tous à perte de vue. On devine derrière eux, vers l’ouest, l’altiplano.

Aujourd’hui, lundi 15 septembre, exceptionnellement, nous n’avons pas classe... En effet, c’est la fête nationale du Guatémala. La fête a commencé hier soir avec l’arrivée de torches de feu en provenance de différentes grandes villes du pays (un peu comme pour les JO). Elles ont été distribuées aux élèves des écoles (pas nous, aux locaux). Ce matin, il y a eu un défilé dans toute la ville des écoles du village. Les enfants étaient soit habillés des vêtements traditionnels, soit d’uniformes (souvent de leur école) ou de déguisements, faisant de petits spectacles ou chorégraphies. Les écoles se succédaient, précédées de leur emblème et de leur fanfare. Cette après-midi, il y a un concours entre les différentes fanfares.

Excusez moi pour tous ces détails. Sylvain a beau me dire que j’en dis trop et que ça va vous barber, je n’arrive pas à écrire autrement... « Disculpe » comme on dit ici !